70% de la population souffrira au moins une fois du syndrome de l’imposteur dans sa carrière selon Harvard Business Review

Il est presque toujours présent chez les personnes ambitieuses comme toi et moi. Et ce que tu sois freelance, en train de te lancer, entrepreneur, ou salarié avec plusieurs casquettes.

Beaucoup de high-achievers ont admis y être sujets : Albert Einstein, Howard Schultz ou Guillaume Moubèche…

Le syndrome de l’imposteur, c’est cette petite voix qui te fait douter de ce que tu t’apprêtes à faire. Même si ce n’est pas justifié.

Cette petite voix qui te dit…

  • “tu es sûr ?”
  • “mais c’est vraiment possible pour toi aussi ?”,
  • “ce n’est pas assez clair… c’est sûrement que quelque chose ne va pas”.

C’est un mélange de peur de la nouveauté, et de manque de confiance en soi qui fait son apparition dès que tu sors de ta zone de confort.

Avant de continuer, découvre cet article en format vidéo :

« En général, ce que nous avons le plus peur de faire est ce que nous avons le plus besoin de faire. » — Tim Ferriss

Une de mes élèves dans Freemote, Estefanía vivait un syndrome de l’imposteur qui m’a particulièrement marqué. Voici son témoignage vidéo.

D’origine Vénézuelienne et habitant à Montréal, Estefanía avait le rêve de donner des cours d’espagnol à des francophones, mais elle se sentait bloquée.

Pour elle, il lui fallait absolument un diplôme pour attester de son niveau d’espagnol et de sa pédagogie : son projet était à l’arrêt.

En discutant avec elle, j’ai réalisé que l’espagnol était sa langue maternelle. Elle n’avait donc pas besoin d’un diplôme pour prouver ses compétences.

Elle connaissait bien plus que ses futurs élèves et avait à cœur de les aider à progresser. Cela la rendait déjà légitime pour enseigner.

Je lui ai dit « commence par donner des cours à quelques amis d’amis pour voir, et si jamais tu sens que tu as besoin d’un diplôme, go ».

Dans l’action et en voyant les résultats de ses élèves, Estefania a pu dépasser ce blocage et en faire son activité indépendante !

Comme Estefanía, j’ai moi aussi été confronté au syndrome de l’imposteur à de nombreuses reprises dans ma carrière.

Ce sentiment n’est pas réservé à ceux qui se lancent ; il peut surgir à chaque nouvelle étape, peu importe notre expérience ou nos réussites passées.

Voici quelques moments marquants où cette petite voix a essayé de me freiner — et ce que j’ai appris en la dépassant :

  • Mon premier (et seul) emploi salarié
  • Mon premier client en Freelance en 2013
  • Mon premier client à 1000 € / par mois
  • La première conférence que j’ai donné
  • Démarrer la création de contenu
  • Mon premier coaching
  • Le pré-lancement de Freemote en 2019
  • Quand je suis devenu formateur
  • … au moins tous les mois (j’en parle ci-dessous)! 

« Attends Ambroise, tu fais un contenu sur comment dépasser le syndrome de l’imposteur et tu l’as encore ? ». OUI, je suis un imposteur alors ? Peut-être, et ce n’est pas forcément mauvais 😉.

Si tu n’as pas eu le syndrome de l’imposteur, c’est que tu stagnes !

Beaucoup voient le syndrome de l’imposteur comme un fléau, je le vois comme une vraie bénédiction.

C’est le seul indicateur qui te montre que tu progresses, que tu te challenges, que tu as des objectifs assez ambitieux. Que tu es sur la bonne voie pour te développer.

Tu l’auras en continu toute ta carrière si tu as de l’ambition.

Même si tu es freelance ou entrepreneur depuis des années, ce sentiment ne disparaîtra pas. 

Ceux qui stagnent ou se contentent du minimum ne ressentent pas le syndrome de l’imposteur — et c’est justement ça le problème. Apprends à le reconnaître comme un signe de progression et d’évolution.

Et je pense qu’une des pires erreurs est de rester dans le confort dans son activité ou sa carrière (et ne pas avoir le syndrome de l’imposteur).

Il faut donc apprendre à apprivoiser le syndrome de l’imposteur. Il faut savoir le dépasser constamment et à “devenir confortable avec l’inconfortable” comme dit Tim Ferriss.

Et ce, que tu sois :

  • en train de te lancer en freelance par exemple : pour ne pas laisser cette petite voix prendre le dessus et t’assurer que tu avances.
  • que tu aies déjà lancé ton activité : pour t’indiquer que tu progresses

Prêt à dompter ce démon ?

 

Comment dompter le syndrome de l’imposteur

Il existe 4 façons simples et efficaces de le dépasser que j’ai expérimenté, puis enseigné aux +600 Freemotes.

Le concept principal : ne plus être un imposteur : devenir ce “futur toi” !

 

1. Deviens acteur : Passe à l’action

Oui, je sais bien que c’est ce fameux SI qui te bloque. Mais passer à l’action est l’antidote ultime !

Il faut « fake it ’till you make it », mais make it…

Quand tu passes à l’action, peu importe ce que ça donne, tu vas avancer.

Et il se passe quelque chose de magique dans notre mindset quand on passe à l’action, même si notre petite voix nous dit qu’on n’est pas prêt.

Commence petit, pose le premier pas et tu auras déjà à moitié gagné.

Quand tu vas passer à l’action, tu vas soit :

  • avoir du succès
  • être bloqué sur un point en particulier
  • échouer

Dans chacun de ces cas, tu vas avoir un feedback du marché et apprendre. Et accumuler des preuves de ton passage à l’action.

Alex Hormozi dit “You don’t become confident by shouting affirmations in the mirror, but by having a stack of undeniable proof that you are who you say you are.”

Peut-être que tu vas te rendre compte que tu es vraiment imposteur et qu’il te manque des compétences. C’est OK, et tu vas pouvoir te former, mais au moins tu le sauras.

Peut-être que tu as peur de l’échec ? C’est très humain, très européen mais dangereux pour les entrepreneurs.

En Amérique du Nord (beaucoup plus entrepreneur), l’échec est vu comme une étape nécessaire.

À Montréal, j’ai même participé à un évènement appelé Fail Camp (yep).

La description : « FailCamp est un événement visant à légitimer l’échec dans le discours public afin d’encourager la prise de risques ».

C’est très cliché, mais très vrai comme le « I either win or learn » de Nelson Mandela.

Je ne connais aucun Freelance ou Entrepreneur qui a tout réussi du premier coup. Si tu en connais, envoie-moi leurs infos et je t’offre un twix !

Et pour t’aider à passer à l’action,

 

2. Créer ta nouvelle identité 2.0

C’est crucial.

C’est même le module 1 « Se forger un mindset d’indépendant qui cartonne » de Freemote, mon programme d’accompagnement de référence pour devenir Freelance.

C’est simple, pour réussir en Freelance, il faut changer d’identité et adopter l’identité et les réflexes d’un Freelance (déjà lancé).

Cette identité, c’est :

  • une façon de penser
  • des réflexes
  • des habitudes

Pour continuer sur l’exemple, petite comparaison entre un salarié et un Freelance :

  • Un salarié en général attend qu’on lui dise quelles tâches faire alors qu’un Freelance doit être proactif et force de proposition
  • Un salarié utilise le réseau de l’entreprise, tandis qu’un freelance doit construire et entretenir le sien pour trouver des clients.
  • Un salarié suit un emploi du temps fixe, alors qu’un freelance organise ses journées librement, tout en respectant les délais.

Et c’est quelque chose que je fais systématiquement lorsque j’ai un nouvel objectif.

Exemples :

  • si mon prochain objectif est d’atteindre 1M€ de patrimoine, je vais adopter l’identité « Ambroise le millionnaire ».
  • Si je veux courir un marathon, celle d’”Ambroise le marathonien”.

Voici un prompt pour ChatGPT ou Claude pour t’aider à facilement générer ton identité, peu importe ton objectif.

“Je vais t’aider à créer une version claire et inspirante de toi-même pour atteindre ton objectif. Réponds aux questions suivantes, et je te proposerai un texte complet pour ta nouvelle identité :

  1. Ta situation actuelle :
  • Où en es-tu aujourd’hui dans ton parcours ? (ex. : Je suis salarié(e), je veux devenir freelance. Je cours 5 km mais je veux faire un marathon. Je gère un petit business mais je veux atteindre X euros de CA, etc.)
  1. Ton objectif :
  • Quel est ton objectif principal ? (ex. : courir un marathon, devenir freelance, multiplier mes revenus, etc.)
  • Pourquoi cet objectif est-il important pour toi ? (ex. : Plus de liberté, accomplissement personnel, atteindre un rêve.)
  1. Ton horizon temporel :
  • À quelle date aimerais-tu avoir atteint cet objectif ? (ex. : dans 6 mois, d’ici à la fin de l’année.)
  1. Ton identité rêvée :
  • Comment te décrirais-tu une fois ton objectif atteint ? (ex. : un(e) freelance libre et accompli(e), un(e) marathonien(ne) déterminé(e), un(e) entrepreneur(e) prospère, etc.)
  1. Tes inspirations :
  • Y a-t-il des personnes ou des modèles qui t’inspirent dans ce domaine ? (ex. : un(e) ami(e), une célébrité, un(e) mentor(e).)
  • Quels traits ou comportements admires-tu chez eux ? (ex. : persévérance, organisation, attitude positive.)
  1. Les obstacles :
  • Quels sont les principaux blocages ou peurs qui te retiennent aujourd’hui ? (ex. : manque de temps, peur d’échouer, manque de connaissances.)
  1. Les actions clés :
  • Que fais-tu déjà (même petit) qui t’aide à progresser ? (ex. : je cours chaque semaine, je m’informe sur le freelancing, etc.)
  • Quels nouveaux gestes ou habitudes aimerais-tu intégrer ? (ex. : me lever plus tôt, rejoindre un groupe de soutien, investir dans une formation.)

Après avoir répondu à ces questions, je vais te proposer un texte complet, incluant :

  1. Une affirmation puissante qui incarne ton identité future.
  2. Des traits d’identité qui reflètent ta nouvelle version.
  3. Des affirmations quotidiennes personnalisées.
  4. Des actions concrètes que tu peux intégrer dans ta routine dès maintenant.

Prêt(e) à transformer ton identité ? Remplis les questions ci-dessus, et voyons ensemble la meilleure version de toi-même ! 💪”

Bluffant hein ?

Je te recommande de relire tes notes le matin et/ou le soir pour t’en imprégner !

 

3. Forme-toi, mais « just in time »

Peut-être que tu es imposteur parce qu’il te manque des connaissances. C’est normal, et il faut toujours être en apprentissage.

“When you stop learning you start dying” — Albert Einstein

En 2024, ce ne sont pas les moyens d’apprendre qui manquent (YouTube, accompagnements, livres…) mais le focus.

Laisse-moi donc te partager 2 principes pour être sûr d’apprendre de façon pratique.

  1. Apprends uniquement ce dont tu as besoin maintenant. Si tu n’as pas besoin de cette compétence dans le mois qui vient, recentre-toi sur ce dont tu as besoin maintenant. Tim Ferriss parle du “Just in time” vs. “Just in Case”.
  2. Le syndrome de l’imposteur nous fait procrastiner, et je dois te prévenir au sujet du procrasti-learning. C’est quand on se forme pour procrastiner.
    • Parfois, on se forme sur des sujets qu’on n’applique pas tout de suite, ou on reste dans le “confort” d’apprendre au lieu de mettre nos connaissances en pratique.
    • Exemple : un freelance qui passe 6 mois à apprendre son métier ou à comprendre “comment être freelance” sans jamais contacter un prospect ni envoyer une proposition.

Garde bien en tête que le meilleur moyen d’apprendre est de mettre en pratique, dans l’action 😉.

 

4. Booste tes chances de succès en t’engageant publiquement

Dernière arme à te présenter contre le syndrome de l’imposteur, mais très puissante.

Pour t’assurer d’avancer vers tes objectifs et de passer à l’action, rien de tel que d’impliquer d’autres personnes !

En parlant de ton objectif, tu t’engages à le faire.

2 façons de procéder :

  1. Parler de ton objectif et de ta date visée à quelques proches et amis bienveillants. Leur demander de faire un suivi avec toi régulièrement (tous les mois par exemple)
  2. Soit de l’annoncer sur l’un de tes réseaux sociaux (Facebook, Instagram ou LinkedIn) avec un post du genre : « Nouvel objectif : je veux faire X d’ici DATE. Je poste juste ici pour avoir votre pression sociale bienveillante, let’s go 💪 »

Double bonus :

  • En postant publiquement, tu vas avoir des likes et commentaires, ce qui va encore plus te booster !
  • Tu auras peut-être des personnes dans ton réseau qui vont pouvoir te donner des conseils ou contacts

Le syndrome de l’imposteur est un compagnon de route, pas un ennemi.

C’est une boussole qui pointe vers la croissance et le dépassement de soi.

Avec les 4 étapes que je t’ai partagées — passer à l’action, créer ta nouvelle identité, te former, et t’engager publiquement — tu as tout ce qu’il te faut pour le dompter et avancer.

Rappelle-toi : si tu ressens cette petite voix de doute, c’est que tu es sur la bonne voie.

Le plus grand danger, ce n’est pas de te sentir imposteur, c’est de rester dans ta zone de confort. Alors ose, passe à l’action, et utilise ce sentiment pour aller plus loin.

Quel est ton plus gros défi face au syndrome de l’imposteur ? Je suis curieux de lire ton retour.

Si tu veux approfondir et te donner toutes les chances de réussir, accède à mon atelier offert pour te lancer en Freelance.

Tu y apprendras à dépasser ces blocages et à construire ton activité freelance avec une méthodologie éprouvée.

À toi de jouer,

— Ambroise

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